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Le public a été invité à vivre une expérience de théâtre immersif unique, le plongeant 80 ans en arrière en plein cœur de la Bataille de Normandie!
Cette expérience inédite s’est déroulée les vendredi 9, samedi 10 et dimanche 11 août 2024 de 10h à 18h à HYENVILLE.
Les spectateurs sont arrivés directement au beau milieu de la scène, un village normand reconstitué pour l’occasion, nommé Sainte Agathe-du-Marais, 486 habitants, 118 feux, ce au moment de ces jours tourmentés à l’été 44, entre occupation et libération…
Ils ont suivi le quotidien des villageois partagés entre rébellion et collaboration, celui des soldats allemands de plus en plus nerveux face à la déroute qui se profilait et celui des soldats américains pris dans la tourmente de la bataille des haies.
Les visiteurs se sont retrouvés à quelques pas de ces gens happés par leurs tâches : le boulanger à l’œuvre à son fournil, la lavandière à sa lessive et le fermier à sa moisson. Ils ont vu le résistant sortir progressivement de l’ombre pour passer à l’action… et aussi le collabo, qui voyant le vent tourner, en peine pour s’accommoder de la nouvelle donne.
Ils étaient des témoins invisibles pour les gens de 1944, plongés dans leur époque et suivant le fil de leur vie, sans possibilité d’interagir avec eux . Bien que cohabitant sur la même scène, spectateurs et population de Sainte-Agathe -du-Marais jamais ne se rencontraient, jamais ne se touchaient, jamais ne se parlaient ! Sauf les personnes appréhendées par la Gestapo pour le contrôle de leur pièce d’identité….
Etait-ce écrit dans le scénario déroulant des épisodes de vie de la population d’alors ?Car oui, chacun, chacune suivait le fil rouge d’un scénario spécialement écrit pour apporter souffle et suspense à la vie du village, en étant rythmé toutes les demies heures par des événements !
Durant ces 3 jours de spectacle, de 10 heures à 18 heures, en déambulant dans le village, les visiteurs ont assisté à une dramaturgie, empreinte parfois d’humour, permettant de revivre des moments d’intenses émotions, de douleurs frappant les familles, mais aussi de bonheur, d’amour et de bravoure…
En soirée, des repas thématiques, sur réservation, ont été proposés. Une soirée a même été l’occasion de célébrer les fiançailles de 2 jeunes habitants de Sainte Agathe-du-Marais !
En journée, les spectateurs ont pu se documenter davantage sur cette époque grâce à des expositions et des conférences. Et bien sûr de quoi se restaurer sur place !
Quelques semaines après le débarquement du 6 juin 44, les forces alliées engagées dans l’opération COBRA peinent à avancer dans l’enfer de la bataille des haies.
A Sainte-Agathe-du-Marais, village normand de 486 habitants, on vit encore à l’heure allemande, même si l’on sent que la ligne de front se rapproche. La famille du Maire, Albert Lefèvre, acquise au Maréchal Pétain, semble jusqu’à présent tirer profit de sa situation de dominance. Seul le fils, Pierre Lefèvre a rejoint la résistance dont le chef local n’est autre que son futur beau-père, Louis Dujardin, le garde-champêtre du village…
En cette fin juillet 44, Sainte-Agathe-du-Marais devient à son tour une zone de guerre, avec un front qui est à ses portes. La situation entre les villageois devient tendue, d’autant plus qu’il faut accueillir les réfugiés, faire face à la pénurie alimentaire et que les soldats allemands et les agents de la gestapo sont sur le qui-vive.
Le garde-champêtre, Louis Dujardin, devrait bientôt annoncer l’évacuation du village. Les soldats allemands montent au front et se préparent à l’affrontement. Face à eux, les américains, piégés dans la bataille des haies, ne parviennent pas à prendre le dessus…
Sainte-Agathe-du-Marais est aujourd’hui sur la ligne de front et devrait bientôt être libérée.
Côté allemand, les troupes d’assaut se réorganisent et s’apprêtent à une contre-attaque, quand côté américain, on prépare l’assaut final.
L’ambiance générale à Sainte-Agathe-du-Marais est à la peur, l’inquiétude et l’angoisse. Les collabos se scindent en deux camps, les jusqu’au-boutistes et les opportunistes. Les villageois font face à l’afflux de nouveaux réfugiés, le préfet reçoit l’ordre d’évacuation ; difficile donc, dans ces conditions d’organiser le futur mariage de Pierre Lefèvre et de Maria Dujardin, la fille du garde-champêtre…